TRAITEMENT DES LESIONS PRECANCEREUSES DU COL DE L’UTERUS. EXPERIENCE DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE
Résumé
Objectif : Etudier le traitement des lésions précancéreuses du col de l'utérus au service de gynécologie obstétrique du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.
Méthodologie : Il s'est agi d'une étude transversale, descriptive et interventionnelle portant sur les femmes sexuellement actives ou non, venues pour le dépistage du cancer du col et ayant accepté de participer à l'étude. La saisie des textes des tableaux et des graphiques a été faite sur le logiciel Word et Excel 2016 et l'analyse des données a été effectuée sur le logiciel SPSS 20.
Résultats : Nous rapportons 348 cas de lésions précancéreuses traitées exclusivement par méthode chirurgicale au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville du 1er janvier 2018 au 1er janvier 2023. L'âge moyen de femmes dépistées était de 39 ans, extrêmes 15 et 64 ans. La plupart d'entre elles étaient célibataires, multigestes, paucipares et multipares, avec une activité sexuelle précoce entre 12 et 17 ans, n'utilisant aucun moyen de contraception avec des antécédents d'infection chlamydiae. Le taux de positivité́ globale de l'inspection visuelle à l'acide acétique (IVA) et l'inspection visuelle à l'acide au Lugol (IVL) étaient de 27%. L'examen colposcopique était systématique chez toutes les femmes ayant un test positif. Dans cet échantillon, les lésions précancéreuses étaient à 1,8% avec une prédominance des dysplasies de bas grade à 1,2% et le cancer du col représentait 0,5%. La colposcopie a été réalisée chez 227 patientes, soit 65,2%.
Le traitement chirurgical a été de première intention.
Conclusion : Le dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus permet un traitement curatif par un geste conservateur. Cependant, le risque de récidive et la perception de l’injection virale en l’absence de traitement spécifique font qu’une surveillance rigoureuse et prolongée reste nécessaire dans notre contexte.
