MORTALITÉ MATERNELLE DANS LES SERVICES DE GYNÉCOLOGIE OBSTÉTRIQUE DES FORMATIONS SANITAIRES PUBLIQUES DE LA RÉGION DU CENTRE, AU BURKINA FASO DU 1er JANVIER 2022 AU 31 DÉCEMBRE 2022
Résumé
Objectif : Etudier les facteurs épidémiologiques, les causes, et les facteurs contributifs à la survenue du décès maternel dans les services de gynécologie obstétrique des formations sanitaires publiques de la région du centre.
Méthodologie : Il s’est agi d’une étude descriptive à collecte de données rétrospective allant du 1er janvier au 31 décembre 2022. Ont été incluses, toutes les patientes reçues vivantes et victimes de décès maternel dans lesdits centres de santé. Les données ont été collectées sur la plateforme KoboToolbox puis ont été analysées à l’aide du logiciel STATA dans sa version 17. Les données quantitatives ont été exprimées sous la forme de moyenne ± écart type et les données qualitatives ont été exprimées sous la forme de fréquence.
Résultats : Un total de 202 cas de décès maternels a été enregistré. Le ratio hospitalier de mortalité maternelle était de 766 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes. La moyenne d’âge était de 27,23 ans. Les femmes au foyer représentaient 74,3% des cas. Les primipares et les paucipares étaient les plus représentées avec respectivement 28% et 28,7% des cas. Les causes obstétricales directes étaient les principales causes de décès, soit 52,5%. Elles étaient dominées par les hémorragies (14,5%), l’hypertension artérielle et ses complications (14,5%), l’infection puerpérale (13,1%). L’anémie chronique (19,1%) était la principale cause obstétricale indirecte, suivie du paludisme (8,5%). Le 1er retard et le 3e retard étaient les principaux facteurs contributifs au décès maternel.
Conclusion : La mortalité maternelle est toujours une préoccupation majeure dans notre pays. La sensibilisation, le renforcement des professionnels de santé et du plateau technique s’avèrent nécessaires pour réduire la mortalité maternelle au Burkina Faso.
